Translate

jeudi 8 décembre 2011

La puissance hacker au coeur des enjeux stratégiques mondiaux

Le terme hacker, fortement usité par les médias de masse, contient une diversité sémantique difficilement compréhensible par le néophyte.

On parle volontiers de pirates informatiques, d'anarchistes cybernétiques ou de cyberdissidents. Certains hackers s'attachent à mettre en avant une vocation humanitaire[1], alors que d'autres s'affichent dans des actions s'apparentant plus à de la cybercriminalité, du cyberterrorisme ou même du cybermercenariat.

Les Etats eux-mêmes, à l'image, par exemple, de l'Iran, de la Chine ou des Etats-Unis, soulèvent également des armées de hackers (nommées la « quatrième armée » après celles de terre, de l'air et de mer) pour des frappes informatiques. Ainsi, le « commando cybernétique » de l'armée américaine est estimé à plus de 100 000 hommes et femmes, travaillant, dans l'ombre des réseaux, pour déclencher des attaques contre des serveurs ennemis.

Face à cette variété des genres, une analyse des actions récentes permet de distinguer les contours de plusieurs mouvements qui se distinguent, à la fois par leur modus operandi mais, également, par l'idéologie qui sous-tend leur démarche.

Un activisme au service de la liberté d'expression et de la défense des libertés individuelles

L'aide apportée par plusieurs communautés de hackers pour la défense de la liberté d'expression lors des révolutions arabes démontre l'émergence d'un hacking éthique et militant à visée humanitaire. Le groupe Télécomix a ainsi apporté son assistance aux cyberdissidents arabes pour contourner la censure gouvernementale. Actuellement, les communautés Télécomix et Anonymous sont engagées dans des actions destinées à permettre le libre accès à internet en Syrie. Sur cet activisme au service de la libre expression, un membre de Télécomix nous apporte son témoignage LA SUITE